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J’ai craqué : unboxing de la MPC XL

Oui, j’ai craqué. La MPC XL est sortie il y a deux semaines et je n’ai pas tenu. Pourtant, je l’ai toujours dit : à ce prix-là, c’est un vrai investissement. Mais voilà, j’en avais marre de voir tous ces Américains se marrer avec leur XL sur YouTube, alors j’ai trouvé les arguments pour me justifier et j’ai passé commande.

Dans cet article, je te fais le tour complet de la bête : déballage, premières impressions, USB Audio, step séquenceur, Touch FX… et je te parle aussi d’un projet que je viens de lancer pour ceux qui voudraient se la payer sans se ruiner.


Le déballage

La boîte est belle, déjà. On sent que c’est du sérieux. À l’intérieur, pas de grosse surprise : on retrouve l’alimentation 9V (la même que sur les autres MPC), un câble USB-C avec sa petite vis pour le fixer à la machine comme sur la Live 3, un tissu pour nettoyer l’écran, une protection pour les contacts, et un guide de démarrage rapide. Et bonne nouvelle : le guide est en français, je crois que c’est une première chez Akai !

Il y a aussi des vis pour installer un disque dur si tu veux étendre le stockage, mais perso je ne compte pas en rajouter pour l’instant.

Le moment où tu sors la machine de sa boîte, c’est toujours un plaisir. Elle est belle, elle a des angles bien marqués, plus prononcés que sur la MPC X. Elle fait sérieuse.


Comparaison avec la MPC X

J’ai posé la XL juste à côté de ma MPC X pour comparer. Et honnêtement ? La différence de taille est minime. On parle de quelques centimètres en largeur et à peine 2 cm sur le côté. Si tu as déjà la place pour une MPC X sur ton bureau, la XL rentrera sans problème.

D’ailleurs, petite info : je revends ma MPC X, elle est comme neuve. J’en parle en fin d’article.


Premier allumage

On appuie sur le bouton, ça souffle un peu comme la Live 3, et là… l’écran. Franchement, il est plus net et plus brillant que celui de la Live 3. La résolution est de 1280 × 800, et apparemment l’écran est collé optiquement, ce qui veut dire qu’il n’y a pas d’air entre les couches. Résultat : moins de reflets et un meilleur contraste. Et à l’usage, ça se voit.

Le logo MPC OS 3 s’affiche, les boutons s’illuminent… elle est classe. Vraiment classe.


Les logiciels inclus

Quand tu enregistres ta MPC XL et que tu lances le Software Center pour la première fois, tu découvres tout ce qui est inclus. Et il y a du monde :

Le MPC Software 3 en version beta, les drivers, et la Fabric Collection complète avec OPX4, Organ, Stage Piano, Stage EP et Studio Strings. Côté expansions, c’est généreux : Classic Drum Machines, Lofi Boom Bap, Apollo Retro Drum Kits, Percussion Tools, Electronic Horizon, et j’en passe.

En bonus, tu as aussi Analog Dreams et Lone Forest d’AIR Instruments. Analog Dreams, je l’avais déjà acheté, c’est un peu dommage… mais bon. Pour les activer, il suffit d’aller dans Navigate > Préférences > Activation, et ça se télécharge directement sur la machine.

Tout ce que tu installes sur l’ordinateur se retrouve automatiquement sur la MPC, c’est bien fait.


L’USB Audio : ta MPC devient ton interface

C’est une fonctionnalité que j’avais promis d’expliquer depuis la sortie de la Live 3, et je m’y mets enfin — mais avec la MPC XL.

Le principe est simple : tu branches la MPC XL en USB-C sur ton Mac, tu la sélectionnes comme sortie audio dans les réglages du système, et boom — le son de ton ordi sort directement dans les enceintes branchées sur la MPC.

Côté MPC, tu crées une piste audio, tu sélectionnes USB Input 1,2 comme source, tu actives le monitoring, et tu peux écouter (et enregistrer) tout ce qui sort de ton Mac. J’ai testé avec mon logiciel de montage vidéo, le signal entre nickel.

Et ça marche dans les deux sens : tu peux aussi envoyer des pistes spécifiques de la MPC vers ton Mac via les sorties USB virtuelles pour les router dans un DAW. C’est hyper puissant pour bosser en hybride, et c’est le même principe que sur la Live 3.


Tour de la machine

J’ai pris la caméra à main levée pour vous faire le tour, c’est plus sympa pour voir les détails.

La section monitoring (à droite de l’écran)

Là, c’est du solide. On a le Main Level, les gains d’entrée pour les 4 entrées, des interrupteurs pour switcher entre les entrées avant et arrière, un potard pour doser le mix entre ce qui entre et ce qui sort de la MPC, et surtout un switch mono/stéréo. Ça, c’est un vrai plus pour le mixage — vérifier son mix en mono, c’est une bonne pratique et là c’est à portée de main, clac.

Il y a aussi un bouton USB Select pour choisir les entrées virtuelles, et un Pre/Post qui devrait permettre de voir le niveau audio avant ou après le fader principal (mais je ne suis pas 100 % sûr, si quelqu’un sait, lâchez un commentaire !).

La table de mixage (à gauche de l’écran)

Des boutons physiques pour accéder directement aux Tracks, Outputs, Returns et Submix. On peut naviguer entre les pistes avec Track+/Track-, et la tranche active donne un accès immédiat : armement, effets, mute, solo, et un potard pour le gain. Honnêtement, c’est super pratique et ça fait gagner un temps fou.


Le step séquenceur hardware : le gros morceau

C’est LA grosse nouveauté de la XL, et clairement ce qui justifie la différence de prix. On a 16 boutons step dédiés couplés à 16 encodeurs rotatifs (les Q-Links) juste au-dessus.

Le principe : tu appuies sur les boutons pour activer les pas (ils s’allument en rouge), et tu tournes les encodeurs pour régler la vélocité de chaque pas. Un bouton « Next » te fait passer à la mesure suivante. Tu peux programmer en temps réel pendant la lecture, une main sur les boutons, l’autre sur les encodeurs. C’est fluide, c’est intuitif, et franchement ça change tout pour programmer des patterns de batterie.

Mais le step séquenceur ne fait pas que ça. En maintenant le bouton dédié, tu accèdes à d’autres modes : Clip Launch pour lancer des clips, Row Launch pour lancer des rangées, Track Select, Note Length… Les possibilités sont vraiment larges.

J’ai chargé une expansion avec des kits XTD (des tracks qui incluent des clips) et j’ai pu lancer des clips directement depuis les boutons du step séquenceur. C’était la première fois que j’essayais et ça marche du tonnerre.


Le Touch Strip et les Touch FX

Le Touch Strip, c’est cette bande tactile verticale à gauche des Q-Links. Tu glisses ton doigt dessus et ça contrôle un paramètre en temps réel.

Par défaut, il est en mode Touch FX : quand tu fais glisser ton doigt, un effet s’insère automatiquement sur la sortie principale. Les presets incluent Band Pass, Bit Repeat, Reverse, et pas mal d’autres. C’est top pour du live et pour expérimenter.

Le bouton Touch FX — qui est une exclusivité MPC XL — permet d’accéder à tous les presets et d’en changer à la volée. J’ai testé le Band Pass comme filtre, puis le Reverse… tu comprends vite l’idée, c’est addictif.

Et le Touch Strip a plein d’autres modes accessibles en maintenant le bouton : Q-Links, Pad Level, Track Level, Note, Note Strum, Pitch Bend, Mod Wheel, Sustain, Expression, Crossfader… ou même désactivé si tu préfères.


Le reste de la machine

Quelques trucs en vrac qui méritent d’être mentionnés :

Le pavé numérique à droite des pads, super utile combiné avec les locateurs pour naviguer rapidement dans un arrangement. On retrouve les boutons classiques de la gamme MPC : Full Level, 16 Level, Note Repeat, Erase, Shift, Copy, Read/Write, Undo… pas de surprise, mais c’est rassurant de les retrouver.

Côté connectique, il y a une nouveauté : un port USB et un slot carte SD en façade, en plus des deux USB à l’arrière. Pratique pour brancher un clé USB sans aller fouiller derrière la machine. En façade aussi : deux entrées instrument avec un mixer, deux sorties casque, et des entrées pour foot switches.


Mon verdict après quelques heures

Qu’est-ce que je retiens ? Cette machine est un vrai ordinateur déguisé en MPC. Son processeur 8 cœurs et ses 2 Go de stockage en font une station de travail autonome. L’écran est le meilleur qu’Akai ait jamais mis sur une MPC. Le step séquenceur hardware change la façon de programmer. L’USB Audio ouvre la porte à des setups hybrides puissants.

Et cette année, mon objectif c’est simple : composer, composer et composer. J’adore utiliser mon clavier maître Roland 88 touches avec touché lourd, et la MPC XL va me permettre de gagner en productivité. Il y a encore des fonctionnalités que je n’ai pas explorées et qui ne vont sûrement pas me faire regretter cet achat.

D’ailleurs, ma prochaine formation portera sur le mode Arrange, qui est un outil extrêmement puissant. Elle arrive bientôt, restez connectés.


Tu veux une MPC XL ? J’ai peut-être une solution

On ne va pas se mentir : la MPC XL, c’est cher. Très cher. La Live 3 aussi d’ailleurs, à un certain prix. Alors si tu as du matos qui prend la poussière chez toi, c’est l’occasion d’en parler.

J’ai lancé French The Market, une marketplace dédiée aux musiciens pour vendre et acheter du matériel en toute sécurité. Pas que des MPC : guitares, claviers, batteries, synthés, tout y passe.

Pourquoi j’ai fait ça ? Parce que sur Le Bon Coin, tu te retrouves avec des négociateurs qui te proposent des prix indécents (souvent des revendeurs qui veulent se faire une marge). Et sur Audiofanzine, qui est une super communauté, le système de paiement sécurisé ne fonctionne plus en ce moment.

Sur French The Market, le fonctionnement est simple : tu crées ton annonce, l’acheteur paie via Stripe, l’argent est bloqué jusqu’à ce que l’acheteur confirme la réception. Si le colis n’arrive pas, il récupère son argent. Vendeur protégé, acheteur protégé, pas d’embrouille. Il y a une commission de 5 % par vente pour faire tourner la plateforme.

Je ferai une vidéo dédiée pour montrer le fonctionnement complet. En attendant, le lien est juste ici : frenchthemarket.com.

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